Développement personnel et santé mentale


Le développement personnel fait partie de ces pratiques qui suscitent à la fois beaucoup d’intérêt et d’interrogation, voire de la suspicion ou de la méfiance. Le terme développement personnel renvoie à une grande variété d’ouvrages, de techniques et de pratiques qui touchent aussi bien l’univers des particuliers que celui des entreprises. Les publications académiques associent régulièrement le développement personnel au coaching, au management, à la formation mais aussi à la santé mentale, la thérapie, la relation d’aide et le conseil. Dans la plupart des cas, le développement personnel a des racines dans :

  • la philosophie, dont plus spécifiquement la philosophie antique

  • la psychologie moderne, dont plus particulièrement la psychologie humaniste et la psychologie positive

Une des questions fondamentales qui se posent à propos du développement personnel concerne son champ d’action. Comment déterminer si une pratique fait ou pas partie du développement personnel ? Et ainsi, comment déterminer le domaine de compétence d’un praticien de développement personnel ?


La santé mentale est un des critères que nous pourrions choisir Pour le philosophe Michel Lacroix, le développement personnel concerne les individus mentalement sains. En ce sens, il est important de le distinguer des pratiques de psychothérapies : « le développement personnel n’est pas la psychothérapie ; il est d’un autre ordre que la psychologie clinique ».  En effet, selon Lacroix, le cadre et la nature de l’interaction entre le client et son formateur ou conseiller sont différents de ceux du patient avec son psychothérapeute. De plus, en référence à la théorie des besoins de Maslow, l’une prend en charge les besoins de base, tandis que l’autre s’occupe des besoins de développement ; l’une se consacre au processus de « guérison », l’autre cherche à déclencher une dynamique de « maturation ».


Yung Cheng Lin (3cm) (2014)



L'être humain apprend à se connaître par la voie de l'expérience Pour simplifier, le développement personnel ne s’adresse pas à des « malades » mais à ceux qui recherchent l’épanouissement. De ce point de vue, l’étude du développement personnel en sciences de gestion se justifie car notre discipline s’intéresse avant tout à des individus non pathologiques. Malgré tout, la distinction entre psychothérapie et développement personnel est discutable. Par exemple, deux des principales références en développement personnel, Maslow et Rogers, considèrent la psychothérapie comme une partie intégrante du développement personnel. Il n’en reste pas moins que la prise en compte de la santé mentale pour éclairer la notion de développement personnel reste tout à fait instructive. L’expérience est fondamentale dans la pensée de Karlfried Graf Dürckheim psychothérapeute et philosophe allemand. D’une part, il s’agit de la façon dont l’être se manifeste dans l’existence ; d’autre part, elle doit conduire à l’éveil d’une nouvelle conscience qui invite l’individu à se comporter d’une nouvelle façon dans son quotidien, sans quoi l’expérience en elle-même n’est rien. C’est donc par l’expérience que l’Être se révèle et se développe. Tant que l'homme n'a pas atteint les bornes de sa force, de son intelligence et de sa capacité d'attachement, qu'il ne se trouve pas ainsi en peine et en difficulté, il n'est pas prêt à l'expérience qui mène à la conversion. Pour qu'une vraie transformation se produise il faut que l'homme ait atteint la limite des ressources qu'il trouve dans le moi : sans détresse intérieure.


Sources Franck Jaotombo (2009) / KG Durkeim "Les étapes de la maturité" / Michel Lacroix "Peut on changer"

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